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Nouvelle note de l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes

  • Mécénat et partenariats

Quatre millions.

C’est le nombre d’enfants vivant au sein d’une famille monoparentale.

Parmi eux, un sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Cela représente plus d’un million et demi d’enfants.

Un vertige nous saisit à la lecture de ce chiffre. Il paraît indigne, inacceptable, honteux.

Pourquoi, alors, tolérons-nous collectivement une situation aussi révoltante ?

On pressent la réponse, tragiquement récurrente : c’est parce que dans l’immense majorité des cas, à la tête des familles monoparentales se trouvent des femmes. Et que leurs difficultés économiques sont systématiquement minimisées, négligées et aggravées par un État qui oublie ses responsabilités, s’effaçant derrière la figure de la « mère courage » qui peut tout et doit tout.

Comme souvent, on attend des femmes qu’elles réussissent l’impossible : les mères seules doivent assumer l’intégralité des dépenses et assurer l’entière charge éducative d’une famille avec un seul revenu et une seule paire de bras.

La dernière note de L’Observatoire de l’émancipation économique des femmes, porté par la Fondation des Femmes et soutenu par le Crédit Municipal de Paris, révèle ainsi le coût colossal de la monoparentalité. Elsa Foucraut et Lucile Quillet y livrent l’analyse détaillée et implacable d’une situation que les décideurs semblent peu pressés de reconnaître et de résoudre.

Etre mère solo, c’est pourtant manquer de tout.

Il manque en moyenne 3 000 euros par an, soit 250 euros par mois, à une famille monoparentale pour couvrir ses besoins essentiels. Alors les femmes doivent arbitrer pour savoir quelle part de cet essentiel sacrifier ou raboter – l’alimentation, le chauffage, l’habillement. 26 % des familles monoparentales admettent ne pas pouvoir envisager d’acheter des vêtements neufs…

Au-delà de la précarité matérielle, les mères seules doivent porter la charge de l’incertitude économique, de l’absence de temps pour soi, parfois la charge judiciaire et la charge mentale liées à l’ex-conjoint. Ces femmes sont ainsi surexposées au burn out, aux maladies non diagnostiquées, à l’isolement.

Elles représentent aujourd’hui un quart des familles françaises. Le temps est venu de construire des politiques publiques à la hauteur de l’enjeu.

Les premières concernées et les associations ne manquent d’ailleurs pas de propositions pour abolir ces inégalités.

La note de l’Observatoire en liste dix, limpides et complémentaires. Propageons ces solutions, qui dessinent un avenir plus juste pour ces femmes à qui la collectivité doit tant.

Téléchargez la note 👉 https://fondationdesfemmes.org/note/le-cout-de-la-monoparentalite-pour-les-femmes/