Institutionnel

Observatoire de l’émancipation économique des femmes

Lancé en 2022, grâce au soutien du Crédit Municipal de Paris, l’Observatoire de l’émancipation économique interroge l’ensemble des facteurs à l’origine de la précarité des femmes, et plus largement l’enjeu de l’argent des femmes.

Mécène de la Fondation des Femmes depuis 2018, le Crédit Municipal de Paris a choisi d’intensifier son partenariat en 2022 en soutenant la création de l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes. Un projet d’envergure né d’une volonté commune : se saisir enfin des enjeux de précarité et d’indépendance financière des femmes, questions trop souvent absentes du débat public.

Un engagement important, en outre, pour notre établissement qui accompagne au quotidien les Parisiennes et Franciliennes en situation de fragilité financière. Le Crédit Municipal de Paris observe une surreprésentation des femmes parmi les publics qu’il accueille. Ce déséquilibre est le reflet d’inégalités économiques anciennes et persistantes, que le Crédit Municipal de Paris, aux côtés de la Fondation des Femmes, entend combattre.

L’Observatoire de l’émancipation économique des femmes a pour mission de produire des études riches sur des enjeux économiques majeurs, d’identifier les angles morts de l’action publique et de proposer des solutions concrètes dont les responsables politiques pourraient se saisir.

Les premières productions de l’Observatoire sont le fruit du travail de quatre expertes : Lucile Peytavin, Lucile Quillet, Hélène Gherbi et Laure Marchal.

Lucile Peytavin

Historienne spécialiste des droits des femmes

Autrice de Le coût de la virilité aux éditions Anne Carrière et experte Psytel.

Lucile Quillet

experte du travail des femmes

Autrice de l’essai Le Prix à payer, ce que le couple hétéro coûte aux femmes aux éditions Les Liens qui Libèrent.

Hélène Gherbi

Fondatrice de FEMCA, conférencière

Autrice de Développez vos super-pouvoirs
financiers
aux éditions Hachette.

Laure Marchal

journaliste et consultante éditoriale

Reporter chez ViveS, co-autrice d’un podcast sur le handicap et la résilience.

Le coût de la justice pour les victimes de violence

Dans une première note, elles s’attachent à estimer le coût de la justice pour les victimes de violences. Cinq ans après #MeToo, cette note met fin aux préjugés mortifères laissant croire que les victimes de violences sexuelles obtiennent d’importantes sommes d’argent, quand leur parcours judiciaire représente au contraire un coût financier et psychologique considérable.

La dépendance économique des femmes, une affaire d’Etat ?

Une seconde note, parue début 2023, s’intéresse au système fiscal et d’aides sociales et la façon dont celui-ci entretient le déséquilibre économique entre hommes et femmes.

Une table ronde organisée au Crédit Municipal de Paris à l’occasion du lancement de la note a réuni Lucile Quillet et Lucile Peytavin, autrices de la note, ainsi que Marie-Pierre Rixain, députée, Anna Matteoli, directrice du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) du Bas Rhin, Nadia Chekkouri, Directrice adjointe de la Direction de l’inclusion et de la culture financières du Crédit Municipal de Paris et Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, autour du thème « La dépendance économique des femmes, un affaire d’Etat ? ».

Le coût d’être mère

La troisième note se penche sur le coût de la maternité. L’Observatoire y dresse un constat sans appel : la parentalité accentue le risque de précarisation des femmes. Discriminations professionnelles, réduction subie du temps de travail, perte de revenus et frais invisibles, impacts psychologiques et physiques, explosion du travail domestique… encore aujourd’hui, être mère s’accompagne de coûts multiples et durables.

Le coût du divorce

La quatrième note se penche sur le coût de la séparation pour les femmes. Hélène Gherbi et Lucile Peytavin décrivent les nombreux mécanismes conduisant à une fragilisation économique des femmes pendant et après le mariage. Elles dévoilent des chiffres alarmants, notamment le fait que 20 % des femmes, et même 34 % des femmes avec enfants, basculent dans la pauvreté au moment du divorce.

Le coût d’être aidante

La cinquième note s’intéresse aux femmes aidantes et au risque de précarisation auquel elles sont exposées. Laure Marchal y interroge la question du travail gratuit des femmes et les conséquences économiques des stéréotypes de genre. La note alerte aussi sur la faiblesse des solutions existantes pour les femmes aidantes face au défi réel du vieillissement de la population.