Le Crédit Municipal de Paris

Napoléon Bonaparte accorde le monopole du prêt sur gage

Au moment de la Révolution française, des bouleversements dans l'organisation interne associés au climat politique et social fragilisent l'établissement. Il est contraint de fermer en 1795 sans toutefois être officiellement supprimé.

Paris se couvre alors d'officines de prêts sur gages. Les autorités de la Seine décident la restauration du Mont-de-Piété qui rouvre ses portes en 1797 pour ne plus jamais les fermer. Les Parisiens prévenus par affiche s'y précipitent.

En 1800, la confiance est revenue. Une première succursale spécialisée dans le nantissement des objets précieux ouvre rue Vivienne.

Le 6 février 1804, Napoléon Bonaparte accorde au Mont-de-Piété le monopole du prêt sur gage. Ce décret favorise la création de Monts-de-Piété à Lyon (1810), Nîmes (1828),Toulouse (1867) et Roubaix (1870).

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  • Montre " Ma tante "

    Le Mont-de-Piété devrait son surnom Ma tante au fils du roi Louis-Philippe, le prince de Joinville (1818-1900), qui avait déposé sa montre en gage pour honorer une dette de jeu. Répondant aux interrogations de sa mère, il prétexta l'avoir oubliée « chez sa tante ».

  • Livre Du Mont-de-Piété au Crédit Municipal de Paris

    de Claude Faber (Editions Magellan & Cie). Ce livre vous raconte l'histoire de l'institution et son évolution, depuis la lutte contre l'usure des origines jusqu'au combat bien actuel contre l'exclusion financière.
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